A QUI S'ADRESSE CE SITE ?

 

PLACE DE L'ICÔNE

1- À QUI S'ADRESSE CE SITE.

Sœur, Frère en Christ tu veux témoigner de ta foi en écrivant tes prières avec la couleur, comme l'ont fait de nombreuses générations d'iconographes. Pour cela tu ressens le besoin de te pénétrer de leur technique et de la Tradition.

Bien que tout cela soit largement et magistralement traité dans plusieurs ouvrages, je me permettrai ici de faire part de mon modeste travail et de ce que je ressens. J'évoque aussi le fruit des années de travail d'un grec que j'admire beaucoup, Photios Kontoglou,un grand rénovateur de l'iconographie grecque qui est mort en 1965.

Si ces pages sont compulsées par des maîtres, des connaisseurs de ce genre de prière, je leur saurais gré de me faire part de leurs observations et je les en remercie.

duplan.jean@orange.fr

Si ces quelques pages peuvent êtres utiles aux francophones et leur permettre de nous rapprocher de nos frères en Christ orientaux j'en serais très heureux.

Et ici je ne peux que me remettre en mémoire le verset 14 du chapitre II de la deuxième lettre à Thimotée :

"Tout cela rappelle-le, attestant devant Dieu qu'il faut éviter les querelles des mots, elles ne servent de rien, sinon à perdre ceux qui les écoutent".

 

2 - LA PLACE DE L'ICÔNE.

L'Icône trouve une nouvelle place en notre Église occidentale. Une vénération qu'on ne lui accordait que difficilement.

Elle est l'héritage commun de notre Chrétienté divisée depuis le V ème siècle. Division d'autant plus importante que devenait plus grande l'incompréhension entre les deux langues utilisées, le grec et le latin.

L'Icône est certainement un facteur qui contribuera à nous admettre dans notre diversité, dans notre unicité de la foi en notre Créateur, en notre communauté Trinitaire.

L'Icône est la consécration d'une longue Tradition et qui dit Tradition signifie obéissance à des canons longuement médités, définis au cours des premiers siècles de la Chrétienté. Canons ayant une spécificité, une signification bien précise.

L'Icône permet à l'intelligence de passer de l'image sensible à la louange de l'Inconnaissable. Cet Inconnaissable que définit si bien le pseudo Denys au VI ème siècle : "Dieu est connu de toutes choses et hors de toutes choses. Dieu est connu par la connaissance et l'inconnaissance, une parole, un savoir, un toucher, une sensation, une opinion, une imagination, un NOM et il n'est pas connu, il n'est pas dit, il n'est pas nommé. Il n'est rien de ce qui est. Il est tout en tout, et à partir de rien en rien".

Que cela peut nous paraître difficile ! Aussi avons-nous besoin d'un peu de ce que développait Grégoire de Nysse au IV ème siècle, à savoir que : "Le plus grand bien pour l'âme qui cherche Dieu est de comprendre que Dieu est Incompréhensible". Bien au-delà de nos possibilités intellectuelles.

Dieu, cependant dans son infinie bonté, par son incarnation, notre Rédemption, en Jésus permet à nos sens de ne pas être trop désorientés par cet Inconnaissable. L'affirmation de Jésus (Jean 12, 44-50), "celui qui croit en moi ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé, et celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé", répond au cri que l'on trouve dans le psaume 26 : "C'est ta Face Seigneur, que je cherche, ne me cache pas ta face".

L'Icône permet donc d'approcher cette Face celles des Saintes et des Saints qui l'ont glorifiée. Images intemporelles, non charnelles.

La représentation du visage de Jésusl'Icône type, nous permet un face à face, une concentration spirituelle vers notre Père. Concentration qui peut se comparer à un faisceau lumineux traversant une lentille, l'icône, qui en amplifie l'intensité.

Au travers de l'Icône, la prière, vers Celui ou Celle qu'elle représente, en est renforcée, dirigée. L'Icône est un canal de grâce, une fenêtre sur le monde de l'Invisible.

L'Icône, née en Orient, est un lien privilégié de l'œcuménisme. Le pape Jean XXIII proposait à son Patriarcat l'Icône de la Vierge de Vladimir comme l'Image de l'unité des chrétiens.

Que l'Icône puisse occuper, égayer, un coin de notre foyer comme chez nos frères orientaux et qu'au travers de celle-ci, nous puissions, un instant notre porte fermée, faire monter une prière quotidienne vers notre Père comme nous y invite l'Évangile de Jésus selon Saint Mathieu en 6, 6-7.

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